Aller au contenu

Rendez-vous de présentation gratuit et sans engagement cabinet@hexaconto.com

06 72 88 18 33 Prendre rendez-vous

Comptabilité

Comptabilité analytique des associations : subventions et projets

Une entreprise utilise la comptabilité analytique pour connaître ses marges.

Une association l’utilise surtout pour rendre compte : aux financeurs qui lui versent des subventions, à l’administration fiscale si elle exerce une activité lucrative, au public qui lui fait des dons.

Les règles de fond sont les mêmes que pour une PME. Pour les principes et la mise en place, voir notre guide Comptabilité analytique en PME. Cet article se concentre sur ce qui est propre aux associations.

Pourquoi une association a besoin de l’analytique

  • Justifier chaque subvention : montrer que les dépenses présentées correspondent bien à l’action financée.
  • Suivre chaque projet ou action, avec son budget, ses financements et ses dépenses réelles.
  • Isoler une activité lucrative pour son traitement fiscal.
  • Rendre compte de l’emploi des dons lorsque l’association fait appel à la générosité du public.
  • Valoriser le bénévolat et les dons en nature par projet, quand ils sont significatifs.
  • Préparer le budget et les demandes de subvention suivantes à partir de coûts réels.

Justifier les subventions

Une subvention affectée à une action précise se justifie auprès du financeur, le plus souvent par un compte rendu financier. Celui-ci atteste que les dépenses effectuées correspondent à l’objet de la subvention, et doit en général être transmis dans les six mois qui suivent la fin de l’exercice.

Le formulaire officiel demande notamment :

  • les dépenses et les ressources réelles de l’action, comparées au budget prévisionnel ;
  • les règles de répartition des charges indirectes affectées à l’action, par exemple une quote-part de loyer ou de salaires.

C’est exactement ce que produit une comptabilité analytique par projet : sans elle, il faut reconstituer ces chiffres après coup, avec un risque d’écart avec les comptes.

Chaque convention fixe ses propres règles : forme du compte rendu, dépenses admises, pièces à conserver, délais. Les dépenses présentées doivent en tout cas pouvoir être retrouvées dans la comptabilité et justifiées. Lisez votre convention avant de définir votre axe analytique.

Isoler une activité lucrative

Une association peut exercer des activités lucratives (ventes, prestations payantes) sans perdre son caractère non lucratif, à certaines conditions. Lorsque ces activités sont dissociables de l’activité principale et que celle-ci reste significativement prépondérante, elles peuvent être isolées dans un secteur lucratif : seul ce secteur est alors soumis aux impôts commerciaux.

Une franchise exonère par ailleurs les petites recettes lucratives, sous un seuil revalorisé chaque année.

Dans tous les cas, il faut pouvoir montrer les recettes et les charges propres à chaque secteur, y compris la part des charges communes : c’est un usage direct de l’analytique. La question se pose aussi pour la TVA, lorsque certaines activités y sont soumises et d’autres non.

Rendre compte des dons collectés auprès du public

Une association qui fait appel à la générosité du public et dépasse un seuil de dons fixé par décret (153 000 €) doit établir un compte d’emploi annuel des ressources. Le règlement comptable des associations prévoit alors un compte de résultat par origine et destination, présenté en annexe des comptes annuels.

Ce compte classe les ressources selon leur origine (dons, subventions, ventes…) et les charges selon leur destination : missions sociales, frais de recherche de fonds, frais de fonctionnement. Il suppose donc une affectation analytique de chaque charge, y compris des charges communes.

Valoriser le bénévolat et les dons en nature

Le bénévolat, les mises à disposition gratuites et les dons en nature sont des contributions volontaires en nature. Le règlement comptable impose d’en donner une information. Lorsqu’elles peuvent être recensées et valorisées de façon fiable, elles sont comptabilisées et présentées au pied du compte de résultat, sans modifier le résultat.

Rattachées à chaque projet, elles montrent aux financeurs le coût réel d’une action et le poids de l’engagement bénévole.

Les notions propres aux associations

Un axe par projet ou par action. C’est le plus souvent l’axe le plus utile : chaque subvention, chaque convention, chaque action a sa valeur. Comme pour une PME, mieux vaut commencer par un seul axe.

Les charges communes. Salaires des personnes qui travaillent sur plusieurs projets, loyer, assurance, comptabilité : leur répartition doit suivre des règles écrites, stables et justifiables, par exemple au temps passé ou à la surface occupée. Ce sont ces règles que les financeurs et les contrôleurs examinent.

Le temps passé. Pour les salariés partagés entre plusieurs actions, un relevé de temps régulier est souvent la seule base solide de répartition.

Ce que cela implique pour l’association

  • Suivre chaque dépense et chaque recette dans un fichier, avec le projet ou l’action concernés.
  • Fournir des informations complètes et exactes : si une seule information manque ou est erronée, la pièce ne peut pas être comptabilisée tant qu’elle n’est pas complétée.
  • Tenir les relevés de temps des salariés partagés entre plusieurs projets.
  • Recenser le bénévolat et les dons en nature par projet, si vous les valorisez.
  • Obtenir de votre prestataire de paie des écritures ventilées par projet, ou les éléments pour les ventiler.
  • Transmettre au fil de l’eau, pour que les comptes rendus financiers soient prêts à temps.

Comme pour une entreprise, l’analytique se traite en grande partie à la main : les outils de saisie automatique ne savent pas affecter une écriture à un projet. Le temps de saisie augmente fortement : il peut doubler, et aller au-delà. Une solution plus légère, par sous-comptes dans le plan comptable, est un peu moins chronophage lorsque les projets sont peu nombreux.

Notre accompagnement

Nous accompagnons les associations sur mesure, et nous y ajoutons, si vous le souhaitez, le suivi analytique :

  • choix de l’axe (projet, action, secteur) et des règles de répartition avec vous ;
  • paramétrage de la comptabilité et modèle de fichier de suivi ;
  • contrôle des affectations au fil de l’année ;
  • tableaux par projet pour vos comptes rendus financiers et vos demandes de subvention.

Des attentes claires dès le départ : quels financeurs, quelles conventions, quels comptes rendus, quel rythme. Nous les précisons ensemble lors d’un rendez-vous, puis nous vous adressons un devis.

Un chiffrage délicat. Établir un devis pour l’analytique est délicat : le temps nécessaire dépend de nombreux paramètres, difficiles à connaître à l’avance. Les dirigeants de l’association doivent donc avoir une idée claire de ce qu’ils attendent, et se rendre disponibles pour faciliter ce travail d’estimation, puis la mise en place. Voir notre accompagnement des associations

Estimez dès maintenant votre budget, selon votre situation : estimer mon budget

Questions fréquentes

Une association est-elle obligée de tenir une comptabilité analytique ?

Pas en tant que telle. Mais justifier une subvention affectée, isoler un secteur lucratif ou établir un compte de résultat par origine et destination suppose de répartir les charges par action ou par secteur : l’analytique est le moyen le plus fiable d’y parvenir.

Un suivi sur tableur suffit-il pour justifier une subvention ?

Souvent, si la convention l’admet et si le tableau est rapproché de la comptabilité : les dépenses présentées doivent pouvoir y être retrouvées et justifiées. Certains financeurs demandent un suivi comptable propre au projet : lisez votre convention.

Comment répartir le salaire d’une personne qui travaille sur plusieurs projets ?

Au temps réellement passé sur chaque projet, sur la base de relevés réguliers. C’est la clé la plus juste et la plus facile à justifier auprès des financeurs.

Faut-il valoriser le bénévolat ?

Une information sur les contributions volontaires en nature est obligatoire. Leur comptabilisation suppose de pouvoir les recenser et les valoriser de façon fiable ; elles figurent alors au pied du compte de résultat, sans modifier le résultat.

Quand faut-il un compte de résultat par origine et destination ?

Lorsque l’association fait appel à la générosité du public et dépasse le seuil de dons fixé par décret, qui l’oblige à établir un compte d’emploi annuel des ressources. Le compte de résultat par origine et destination figure alors en annexe des comptes annuels.

Combien coûte ce suivi ?

C’est une prestation sur mesure : le temps de saisie augmente fortement, et peut doubler ou aller au-delà, selon le nombre de projets, de financeurs et de comptes rendus. Établir le devis est délicat : une idée claire de vos attentes et votre disponibilité facilitent l’estimation, puis la mise en place. Demandez un devis : nous évaluons la solution la plus adaptée à votre association, à vos obligations et à vos objectifs. Prendre rendez-vous

Parlons de votre situation

Un rendez-vous de présentation, gratuit et sans engagement, permet de faire connaissance, de cadrer votre besoin et de vérifier que notre accompagnement vous correspond. Nous vous répondons personnellement.

Pas encore sûr ? Faites le test de compatibilité (2 minutes)